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Le berimbau

Sommaire :

  • Description du berimbau
  • Tenir son berimbau
  • Techniques de berimbau
  • Toques/Rythmes

Description du berimbau

BerimbauLe berimbau est composé des éléments suivants :

  • La « verga » : un bâton courbé de 15 à 25 mm de diamètre, et de 1,20 m à 1,50 m de longueur, en bois dur (biriba) ou de bambou.
  • L'« arame » : un fil d'acier à ressort (une corde à piano, au Brésil, on récupère l'armature de vieux pneus) tendu entre les extrémités du bâton.
  • La « cabaça » : une calebasse sèche évidée et ouverte, munie d'un anneau de ficelle ou de lacet de soulier à l'opposé de son ouverture, que l'on enfile sur la partie inférieure de l'arc et de la corde pour servir de caisse de résonance.
  • La « baqueta » : une baguette généralement de bois, rarement de métal, de quelques dizaines de centimètres pour frapper la corde.
  • Le « dobrão » ou la « pedra » : une pierre ou un jeton de métal.

La plupart du temps, mais pas obligatoirement, le musicien tient un «caxixí» dans la même main que la baguette.

Tenir son berimbau

1. Placez votre main droite avec le pouce, l'index et le petit doigt tendus. Pliez les deux autres doigts.

 

2. Tenez le galet ou la pièce entre le pouce

 

3. Attrapez le bois du bérimbau entre le majeur et l'annulaire et soutenez le berimbau en passant votre petit doigt sous la corde qui relie la calebasse au berimbau.

 

4. Attrapez le bois du bérimbau entre le majeur et l'annulaire et soutenez le berimbau en passant votre petit doigt sous la corde qui relie la calebasse au berimbau.

 

Techniques de berimbau

  • Le « son frisé » est le plus facile à obtenir. L'instrument est appuyé contre le ventre, qui ferme la calebasse ; on laisse la pièce toucher la corde, sans appuyer. La frappe de la baguette, juste au dessus de la pièce, donne un son fortement timbré « tchi ».
  • Pour le son corde à vide, il faut tenir le berimbau décollé du ventre, afin que la calebasse soit ouverte. La pièce ne touche pas la corde au moment de la frappe, qui se fait à un point qui se trouve environ deux doigts au dessus de la ficelle de la calebasse.
  • Pour le son aigu, on tient encore le berimbau décollé du ventre, mais la pièce appuie fortement sur la corde. On frappe à un point que l'on trouve environ deux doigts au dessus de la pièce. Ce son diffère par le timbre et par la hauteur du son précédent. Les anciens auteurs et enregistrements indiquent une différence de un ton (do-ré). Ceci n'est possible qu'avec des bois d'environ 1,20 mètre, comme autrefois. Les grands berimbaus qui sont devenus plus courants aujourd'hui ne permettent pas cet écart, il faudrait écarter la pièce de la calebasse au-delà du possible.

Les musiciens ont d'autres sons, mais ces trois effets principaux servent pour définir les « toques » (motifs rythmiques) de la capoeira.

Ouvrir et fermer la calebasse pendant que la corde sonne produit un effet « oua-aoua », d'autant plus fort que la calebasse est largement ouverte. Tous les maîtres n'approuvent pas cet effet. Appuyer la pièce sur la corde après avoir frappé produit des notes liées ; refermer la calebasse alors que le son résonne l'arrête nettement.

Un certain nombre de « toque » demande des frappes sur la corde à vide avec la calebasse fermée. Les musiciens utilisent tous les sons qu'ils peuvent tirer de l'instrument, mais il est souvent dit de mauvais goût de frapper d'autres parties que la corde.

Bien entendu, la force avec laquelle on frappe la corde est particulièrement importante pour le rythme. Le son corde ouverte est naturellement plus fort (avec la même force de frappe, les deux autres sonnent moins), mais le musicien détermine quelles frappes doivent être plus fortes. Également, le timbre de l'instrument varie un peu selon la force de la frappe ; certains « toques » tirent parti de cet effet.

Toques/Rythmes de Berimbau

Il existe de nombreux rythmes pour le Berimbau. Ces rythmes (également appelés toques), correspondent à des jeux différents dans la Capoeira. Certains d'entre eux sont propores à la capoeira angola ou à la capoeira regional. D'autres sont indépendants des deux styles.

Vous trouverez dans cette section, quelques ens des toques les plus connus mais il faut savoir qu'il en existe beaucoup d'autres et que certains changent de nom, voir de jeu correspondant, en fonction des groupes.

Certaines des toques sont téléchargeables dans la section Galerie, n'hésitez pas à vous rendre dans cette section régulièrement.

Légende :
tch: grésiller calebasse collée,
DIN: aigu calebasse décollée,
DON: grave calebasse décollée, don: grave calebasse collée,
#: Caxixi secoué sans frapper l'arame,
D:seul le dobrão met la pression sur le fil sans frapper

 

Les toques de la Capoeira Angola
  • Angola

C'est le toque spécifique de la Capoeira Angola. Il est lent, cadencé et sonne tristement. Il convient pour un jeu lent, proche du sol, dangeureux, malicieux, expressif, théâtral et surtout spontané.Il est utilisé pour accompagner la ladainha, la chula et les chansons de Capoeira Angola. Dans ce rythme, on ne tape pas dans les mains.

Toque d'Angola: tch tch DON DIN #

  • São Bento Pequeno

Toque de Capoeira Angola (aussi appelé ANGOLA INVERTIDA). Il est utilisé pour un jeu de dentro léger, agile, un jeu d'exhibition technique. C'est un toque intermédiaire entre le toque de Angola et São Bento Grande de Angola.
Il est aussi joué comme contra-toque par le medio dans le toque de Angola.

Toque de São Bento Pequeno: tch tch DIN DON #

  • São Bento Grande de Angola

C'est le toque le plus rapide de la Capoeira Angola. Le toque de São Bento Grande de Angola est utilisé pour un jeu d'Angola plus rapide et décisif, un jeu libéré et moins proche du sol que l'Angola, avec éventuellement des floreios.
Il est aussi joué comme contra-toque par le medio dans le toque de Angola.

Toque de São Bento Grande de Angola: tch-tch DIN DON DON

En général, ces trois toques sont joués ensemble par les différents Berimbaus:
Gunga : Angola
Medio : São Bento Pequeno (ou São Bento Grande de Angola)
Viola : variations sur la base du gunga.

  • Santa Maria de Angola

Le toque de Santa Maria de Angola est un toque correspondant à un jeu qui se jouait avec des couteaux ou des machettes, souvent utilisé pour les règlements de comptes.

Toque de Santa Maria de Angola : DON DON DON DON tch-tch DON DON DON- DIN tch-tch DIN DIN DIN- DIN tch DIN DIN DIN- DON

  • Jogo de Dentro

Le toque de Jogo de Dentro est un toque de Capoeira de Angola qui, comme son nom l'indique, caractérise un jeu très imbriqué dans un espace de roda très réduit.

Toque de Jogo de Dentro : tch tch DIN DON DIN

 

Les toques de la Capoeira Régional
  • São Bento Grande de Regional

C'est le toque le plus connu de la Capoeira Regional. Il a été créé par Mestre Bimba et caractérise un jeu très rapide, viril et agile, un jeu d'attaques-réponses, un jeu ferme et décisif dans lequel les coups sont forts et explosifs. C'est le rythme le plus souvent associé à la regional (à tel point qu'on pense parfois que Regional = São Bento Grande de Regional).
Il autorise les coups de pieds de ligne et les coups "traumatisants", ce qui en fait le type de jeu le plus effectif en combat. Le São Bento Grande de Regional est le toque que l'on joue quand le rythme s'accélère ou quand le jeu devient plus agressif.
Il est aussi très utilisé dans les démonstrations publiques, les rodas de rue, les événements... et est idéal pour les chansons énergiques.

Medio: Jogo de Fora, rapide et avec plus de variations.

Toque de São Bento Grande de Regional : tch-tch DON tch DIN tch-tch DON DON DIN
Contrario : tch tch DIN DIN DON DON DIN DIN DON

  • Benguela

Autrefois prononcé "Banguela", le nom Benguela est aussi celui d'une province à l'ouest de l'Angola.
Ce toque a été créé par Mestre Bimba. Le jeu qui correspond à ce rythme n'avait pas été développé à l'époque, mais Bimba le définissait comme un jeu "de dentro", imbriqué et très technique.
Mestre Camisa a alors cherché et travaillé pendant plusieurs années pour le créer. Il est le plus lent de la Capoeira Regional et caractérise un jeu beau et malicieux, assez proche du sol. Il est, avec le São Bento Grande de Regional, l'un des toques les plus souvent utilisés 0 Nação Palmares Capoeira.
La particularité de Benguela est de "transformer" les mouvements pour se sortir des blocages de façon fluide. C'est ce qui en fait le style de jeu le plus technique de la Capoeira Regional, le plus difficile à jouer. En benguela, les coups "agressifs" (avec choc) ne sont pas admis (comme martelo, ponteira...). Aucun coup de pied ne peut en théorie dépasser la hauteur de la taille, et on fait le moins de ginga possible.

Medio: Jogo de Fora

Toque de Benguela : tch-tch DON DIN DIN
contrario : tch tch DIN DIN DON

  • Iúna

Ce toque de la Capoeira Regional a été créé par Mestre Bimba, en s'inspirant du chant de l'oiseau dont il porte le nom, "iúna". Il l'avait créé à la base pour développer un travail "au sol", étant donné que ces élèves avaient plutôt l'habitude de jouer debout. Actuellement beaucoup de gens le jouent de façon acrobatique, ce qui est une vraie dérive, mais à présent on distingue iúna lento, medio, rápido... pour un jeu de floreios au sol, intermédiaire, ou acrobatique.

C'est un jeu qui se caractérise principalement par son côté esthétique mais sans pour autant oublier la technique. Les mouvements doivent être amples, souples, moins méfiants, CONTRÔLÉS (ce n'est pas le rythme dans lequel on essaye des mouvements qu'on ne maîtrise pas), et le jeu exige une coordination parfaite des mouvements, qui est seulement acquise après de nombreuses années de pratique. C'est pourquoi il n'est réservé qu'aux gradés.

A l'époque de Bimba, seuls les plus avancés y avaient accès, ce qui revient à dire que c'était le jeu des contra-mestres. C'est pourquoi on doit le jouer avec respect.
Il est généralement utilisé dans les cérémonies ou à la fin d'une roda.
Dans ce rythme, on ne chante pas.

Le terme iúna vient du nom abrégé de l'oiseau, "inhuma" ou "anhuma", de la famille des Anhimidés. Le mot vient du Tupi a'um, qui signifie "oiseau noir". Le nom français de cet oiseau est le "kamichi cornu" (Anhima cornuta).

Medio: Le medio joue en contre-temps. Quand le gunga joue calebasse collée, le medio doit jouer le rythme calebasse décollée et vice-versa

Toque : Din tch Din tch Din tch Din tch Din tch-tch Don tch Don tch din din DIN DIN DIN tch Din tch Din tch-tch Don tch Don tch
Toque (autre version) : DON-tch(5x) tch DON DON-tch DON DON(6x) DON-tch tch DON DON-tch DON DON tch DON DON(2x) tch DON DON-tch DON DON(6x) DON-tch tch DON DON-tch DON

  • Amazonas

C'est un toque de Capoeira regional créé par Mestre Bimba, mais le jeu correspondant par Mestre Camisa.
Le toque d'Amazonas caractérise un jeu où l'on imite le mouvements des animaux. Il y a certains animaux et déplacements de base mais on ne se limite pas qu'à ça, et la créativité des joueurs peut donner lieu à des trucs inédits, tant que l'expression de l'animal imité y est.
Au niveau du jeu, il n'y a pas de ginga, la "rapidité" est la même que pour benguela, les coups de pied utilisés aussi. Mais il y a une grande différence. Contrairement à la benguela où l'on ferme son corps quand l'adversaire tente de pénétrer, ici le jeu doit être ouvert. C'est un jeu imbriqué, où les partenaires doivent passer l'un en dessous de l'autre, au dessus, par les côtés; entre les jambes, les bras... tout en bougeant comme un animal.
Mestre Camisa attache beaucoup d'importance à l'écologie, et veut réveiller la conscience des capoeiristes, les sensibiliser.
Ce toque met les capoeiristes dans la peau des animaux. On ne chante ni ne tape dans les mains pendant ce rythme.

Toque: DON tch tch DON DIN tch tch don DON DON DIN tch tch don DON DON DIN tch tch don don tch tch DON DIN

Toque (autre version) :tch tch tch DON tch tch tch DIN tch tch tch DON DON DIN tch tch tch DON tch tch DON DIN tch tch tch DON DON DIN tch tch tch DON tch tch DON DIN tch tch tch DON DON DIN DIN DIN DIN DON DON DON DON DIN DON DIN DON DON DIN
Pas de contrario

  • Santa Maria (de Regional)

(Parfois appelé "Apanha Laranja no chão, tico-tico")
Ce toque a été créé par Mestre Bimba, qu'il appelait "Hino da Capoeira Regional" (Hymne de la Capoeira Regional), et ne lui avait pas attribué une manière de jouer. Il est à présent associé à un jeu qui existe depuis longtemps: c'est un jeu qui était commun aux fêtes de Santa Barbara, où un tournoi était organisé pour attraper une récompense placée au milieu de la roda. Au début on posait de l'argent à même le sol puis, pour des raisons d'éthique et d'hygiène, on l'a mis dans une toile blanche. Actuellement, on le joue en plaçant un objet (généralement un caxixí) au milieu de la roda, que l'on doit attraper avec les dents. Celui qui le ramasse a gagné. L'adversaire doit l'empêcher en le bloquant, sans déplacer l'objet, ce qui en fait un jeu très technique. Autrefois, on n'hésitait pas à frapper la tête qui s'approchait du butin, c'est pourquoi on doit jouer prudemment en Santa Maria, au cas où... On lui a donné le nom de "Santa Maria", comme le toque oublié de "Santa Maria" de la Capoeira Angola. On ne chante normalement pas dans ce rythme, mais il arrive qu'on utilise la chanson "Apanha Laranja no chão, tico-tico" pour accompagner le jeu.

Toque : tch tch DON DON DIN tch tch DON tch DON DIN
Pas de contrario (certains jouent Benguela)

Les toques indépendants
  • Cavalaria

C'est le toque d'alerte. A l'époque de l'esclavage, ce toque était utilisé pour informer aux capoeiristes l'arrivée de l'administrateur et, pendant la République (quand la capoeira fut interdite), les capoeiristas utilisaient la "cavalaria" pour prévenir l'arrivée de la police montée, la cavalerie.
Quand ils entendaient ce toque pendant leur entraînement au combat, ils se dispersaient ou transformaient leur jeu en dansant, en faisant des floreios, pour laisser croire qu'il ne s'agissait que d'un amusement. Dans certains groupes, on utilise maintenant ce toque pour informer le danger dans le jeu, la violence et la discorde à éviter.

Toque : tch tch DON tch tch DON tch tch DON DIN DON

  • Samango

C'est un toque créé par Mestre Canjiquinha, semblable au toque de Cavalaria de Angola. Il caractérise un jeu de Dentro dans lequel on ne joue que sur le côté, en utilisant les esquives et les coups latéraux. On peut également créer d'autres restrictions (ne jouer que de dos, uniquement avec les pieds...) Visuellement proche des combats de taekwondo.

Toque de Samango: tch tch DON tch tch DON tch tch DON DON DON DON

  • Miudinho

Le toque de Miudinho a été créé par Mestre Suassuna, en accélérant celui du "Jogo de Dentro". C'est un rythme entre Angola et Regional qui caractérise un jeu rapide, proche, petit, sans contact, dans un espace réduit. C'est un jeu pour s'amuser, un jeu dansant où l'on travaille le swing, la souplesse, l'esthétique. Maître Suassuna a expliqué qu'il a créé le miudinho parce qu'il trouvait que les capoeiristes commençaient à jouer trop loin. Il a alors dit "non, non, non, jouez petit, miudinho" et a créé ce rythme pour les entraîner à jouer très proche.

Toque de Miudinho : tch tch DIN tch DIN tch tch DIN DON DIN

  • Dandara

Toque créé par Mestre Acarajé en hommage aux femmes qui pratiquent la Capoeira. Dandara était une amoureuse de Zumbi, le roi du Quilombo dos Palmares.Ce rythme se caractérise par un jeu esthétique et acrobatique, avec des mouvements de dextérité corporelle, individuellement ou par deux.

  • Lamento

Ce toque est utilisé pour les funérailles ou pour honorer un proche décédé. On ne joue pas la capoeira sur ce toque.

  • Muzenza

Toque originaire du Candomblé, créé par Mestre Canjiquinha (sa mère et sa soeur étaient dans le candomblé). Il l'avait entendu et est rentré chez lui pour le jouer au berimbau, et s'est longtemps entraîné devant le miroir pour trouver un jeu qui allait avec. Il se joue en montrant du dédain pour son adversaire.
Á Bahia, Muzenza est le nom donné à un initié du Candomblé. Après son initiation, lorsque la personne apparaît en public pour donner le nom de son orixá (dieu), les gens chantent une chanson au rythme de Muzenza, et l'orixá fait que l'initié danse avec le corps légèrement courbé.

  • Beba Fanta Laranja

Toque créé par Negativo avec l'aide de Braz (en s'inspirant d'un rythme de Bossa-Nova), lorsqu'ils étaient en tournée de spectacles en Europe. Ils l'ont mis au point pour une mise en scène, "a descuberta do berimbau", avant de l'utiliser pour la batucada.

  • Barravento

Toque de berimbau d'origine inconnue, venant selon certains du français "par le vent". Ce toque est caractérisé par un jeu rapide.

  • Samba de Roda

Ce toque utilisé pour la Samba de Roda est généralement joué après la roda pour se reposer et décontracter l'ambiance. C'est sur ce rythme que le capoeiriste montre son talent à danser la samba : mouvement souple de la ceinture et regard attentif envers son/sa partenaire.
Dans la Samba de Roda, on danse à deux ou en groupe et, en Samba Duro, il est permis de se faire tomber en dansant avec des bandas, balayages... La Samba de Roda était pratiquée par les esclaves pour se divertir, ou parfois pour masquer leur entraînement à la Capoeira, et a donné naissance à la Samba moderne.

Toque : tch-tch DON tch-tch DON tch-tch DON-DON D DON-DON

  • Idalina

C'est un toque créé par Mestre Bimba, dont il n'a pas eu le temps d'en définir les principes de jeu.On l'associe maintenant à un jeu qui était jadis pratiqué pour des affrontements mortels, avec des rasoirs ou des couteaux, au pied ou à la main. Les maltas qui s'affrontaient mettaient généralement un foulard en soie autour du cou au cas où une lame viendrait s'y attaquer, pour qu'elle y reste coincée.

Toque : tch tch DON DON DIN DON DON tch tch DIN tch tch DON DON DON DIN DON DIN DON tch tchDIN

  • Aviso

Le toque appelé Aviso, utilisé par Mestre Canjiquinha (Washington Bruno da Silva), est d'après son mestre Aberrê, un toque joué par un joueur de berimbau qui restait planté comme un belvédère à guetter le maître des esclaves, le capitão do Mato ou la police. Dès qu'il en avait repéré un, il avertissait les capoeiristes en utilisant ce toque.
De nos jours, il y a un rythme commun à tous les capoeiristes appelé Cavalaria qui était utilisé pour annoncer la présence de la police montée dont la plus grande période d'activité à Bahia était à l'époque de l'agent de police nommé Pedrito (Pedro de Azevedo Gordilho), qui persécutait les pratiquants de la capoeira et du Candomblé.
Pedrito a été immortalisé dans le folklore, l'imagination populaire et dans de nombreuses chansons